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Dimitri Lamy : « Savoir proposer différentes options aux clients »

Posté par Hélène LE le 29 juin 2022
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Créé par Serge Roos, le réseau de consultants immobiliers indépendants REGM a décidé de renforcer sa présence sur le marché de l’immobilier d’entreprise. À la tête d’un pôle dédié depuis 2021, Dimitri Lamy explique, pour Business Immo, le business model de REGM, non sans livrer ses ambitions et sa vision du marché, francilien notamment.

Business Immo : En amont, pourriez-vous nous refaire l’historique de REGM ?

Dimitri Lamy : Pour mémoire, la société REGM a été créée en 2000 par Serge Roos – toujours gérant aujourd’hui — qui, après une aventure aux États-Unis, a décidé d’adopter un business model basé sur un réseau de mandataires indépendants en 2016. S’il a d’abord développé le pôle Habitation, avec près de 250 agents sur le territoire, il s’est ouvert à l’immobilier d’entreprise en 2019 avec le recrutement d’agents commerciaux à qui REGM laisse 80 % d’honoraires dès le premier deal.


BI : Votre arrivée à la tête du pôle Immobilier d’entreprise s’inscrit dans cette lignée…

DL : Exactement. Depuis mon arrivée, à l’été 2021, sept collaborateurs ont été recrutés à l’échelle de l’Île-de-France ; l’équipe est aujourd’hui composée d’une quinzaine d’agents. Notre objectif ? Nous appuyer sur une cinquantaine de personnes à Paris d’ici 2024; idem en Île-de-France; et tutoyer la barre des 100 en région, à Lyon, Marseille, Lille et Bordeaux notamment.


BI : En termes de classes d’actifs, quelles sont vos cibles ?

DL : REGM se positionne sur toutes les classes d’actifs, avec des spécialistes bureaux, commerces, hôtellerie ou encore immobilier industriel, à l’image de David Boukobza, Hugo Cohen ou encore Fanny Hadot. Parmi nos opérations phares, dernièrement ? La vente à utilisateur du 10 rue de La Fontaine-au-Roi, dans le 11 arrondissement de Paris, pour un montant de 17,9 M€; les ventes d’un hôtel à 3 M€ ou encore d’un entrepôt de 5000 m² pour 2,4 M€, dans la région d’Orléans. Bien sûr, le développement du segment bureau à Paris et en Île-de-France fait partie de nos priorités, surtout sur le créneau très actif des petites surfaces.

BI : Comment faites-vous pour vous différencier des principaux brokers de la place ?

DL : Le client des petites et moyennes surfaces se moque de savoir qui il a en face de lui, tant que l’agent immobilier est bon et pertinent. À terme, nous envisageons de créer des départements un peu plus marqués : hôtellerie, bureau, retail, voire capital market.

BI : Quel regard portez-vous sur le marché de bureaux à Paris et en Île-de-France ?

DL : Il est en pleine évolution, nouveaux usages obligent (flex office, coworking, etc.). Voilà pourquoi il faut être malin et savoir proposer différentes options aux clients. Pour les moyens et gros utilisateurs, oui, les surfaces prises à bail diminuent. La petite entreprise, elle, aura toujours besoin de ses 200 m² de bureaux à Paris.

BI : Quels sont vos paris en matière de bureaux flexibles ?

DL : La marge de manœuvre est encore belle, selon moi. À Londres ou New York, cela atteint 20 à 25 % de parts de marché. À Paris, nous sommes à 10 ou 15 %. Reste à savoir si des petits acteurs sauront en profiter ou si des gros propriétaires, à l’image de Covivio avec Wellio, d’Icade avec Imagin’Office, finiront par s’imposer. Il y a évidemment de la place pour des opérateurs d’espaces de coworking traditionnels comme Spaces, Regus, WeWork ou Kwerk, mais également pour des opérateurs de plateaux de marque blanche, à l’instar de Deskeo. Les contrats 3/6/9 ont toujours de l’avenir, même si les bailleurs devront être un peu plus ouverts…

BI : Vous dites vouloir augmenter votre force de frappe en région…

DL : (Il coupe) C’est l’idée, oui. Avec Serge (Roos), nous mettons tout en œuvre, notamment au niveau marketing, pour que cela décolle.

BI : Revenons à votre business model : quelles sont les sources de revenus de REGM ?

DL : Il nous reste les 20 % d’honoraires, auxquels s’ajoute une redevance demandée aux agents de 190 € HT/mois, qui correspond à une fraction des outils que nous mettons à leur disposition.

Benoît Léger
Journaliste – Business Immo (Business Immo Group)

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